À nos débuts, nous avons bénéficié de l’appui décisif de John Kefuss et de Maria Bolt, qui nous ont initiés à la technique. Pendant une dizaine d’années, nous avons également reçu le soutien déterminant de Malgorzata Bienkowska, zootechnicienne et entomologiste polonaise. Elle est professeure associée à l’Institut d’e recherche de Puławy, où elle dirige le laboratoire d’apiculture. Enfin, la rencontre avec Krys Loc, fin observateur et apiculteur talentueux, maître en insémination artificielle, a marqué une étape clé dans notre parcours.
Un remerciement appuyé leur est adressé à la fin de cet article.
Maîtrise de l’insémination instrumentale : la voie vers la sélection génétique.
Il est tout à fait possible de réaliser un travail de sélection d’excellence sans recourir à l’insémination instrumentale. Frère Adam l’a brillamment démontré en créant la Buckfast : une lignée issue de croisements dirigés au cœur du Dartmoor. Dans cette région de landes, isolée de toute autre population d’abeilles, il a pu créer des stations de fécondation naturelle saturées par des mâles d’une seule descendance, garantissant ainsi la pureté et le contrôle de sa sélection.
L’insémination instrumentale n’en demeure pas moins un pilier de la sélection : elle permet de s’affranchir des contraintes liées à la gestion de l’apport génétique par les mâles. Aux Ruchers de Cocagne, nous avons réalisé nos premières inséminations dès 2008. Si nous avons pu traiter jusqu’à 300 reines par an, nous stabilisons aujourd’hui notre production dans une fourchette de 150 à 200 reines par an, privilégiant ainsi la précision et le suivi de chaque lignée.
Planning et organisationde l’insémination instrumentale aux Ruchers de Cocagne
Gestion des femelles
Les femelles sont